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Michel Vaillant a un très fort capital de sympathie

Michel Vaillant a un très fort capital de sympathie

Invités de dimanche Ouest-France, Philippe Graton et Benjamin Benéteau – deux des auteurs de Michel Vaillant – ont partagé leur passion vrombissante avec trois de nos lecteurs.

Sur la ligne de départ, ils sont cinq. Deux auteurs et trois lecteurs venus échanger autour de leur passion commune : Michel Vaillant. Un héros sans peur et sans reproche du neuvième art, créé en 1957 par le Nantais Jean Graton dans l’univers du sport automobile. Depuis cinq ans, son fils, Philippe, a lancé une nouvelle saison, épaulé par un autre scénariste – Denis Lapière – et deux dessinateurs, Benjamin Benéteau et Marc Bourgne.

François Le Truédic, 32 ans, enseignant à l’université de Vannes (Morbihan), enclenche la première : « Pourquoi avoir attendu le sixième tome, Rébellion, pour revenir au Mans ? » Pour mémoire, le héros de papier y est déjà venu à douze reprises. « Le principe de base de la deuxième saison est de remettre Michel Vaillant sur la grille de départ d’une nouvelle aventure à chaque tome. Le retour au Mans s’est construit étape par étape », embraye Philippe Graton.

L’amour des lecteurs

Le monde automobile ouvre-t-il ses portes toujours aussi facilement aux scénaristes et dessinateurs de la série qu’avant ? « C’est plus compliqué aujourd’hui d’entrer dans les paddocks. Mais mon coscénariste, Denis Lapière, connaît parfaitement l’univers de la course : il a même failli devenir pilote. Quand il échange avec un ingénieur, il sait de quoi il parle. Et parce qu’elle est bien documentée, la série bénéficie toujours sur les circuits d’un énorme capital sympathie. »

Auprès des lecteurs aussi, comme en témoigne Gérard Peron, retraité de 67 ans résidant à Riec-sur-Bélon (Finistère), qui possède toute la collection. « J’ai découvert Michel Vaillant à 12 ans, et j’ai transmis le virus à mon fils. Il a 36 ans et continue à relire régulièrement les albums. »

Dominique Monharoul, 59 ans, salarié municipal à Châteaubriant (Loire-Atlantique), est, lui aussi, un authentique passionné : « J’ai même passé une journée avec ton père, Jean, il y a trente-sept ans dans le cadre d’une rencontre organisée par Ouest-France ! Comment va-t-il ? » demande-t-il spontanément à Philippe Graton. « Il a 93 ans, toute sa tête, mais il est très fatigué. Cela ne l’empêche pas de me questionner sur tout ce qui se passe au Mans ! Il est ravi des nouvelles aventures. » (Lire la suite sur Ouest France)